« Chaque geste compte pour montrer son attachement aux équipes »

Bruno Poupel dirige Brest Surface Technologies depuis 2010, année où cet ancien salarié a pris la tête de ce spécialiste breton de la galvanoplastie*. Profondément attaché à l’entreprise, dont il a doublé l’effectif et le chiffre d’affaires en 10 ans, Bruno assume à 64 ans un rôle de « protecteur » qui ne boude pas son plaisir au contact de ses 24 collaborateurs.

Difficile de parler de l’entreprise sans évoquer la situation particulière de 2020. Comment s’est-elle passée pour l’équipe de BST ?

Bruno Poupel – On a la chance d’être épargnés sur le plan sanitaire – tout le monde est en bonne santé – et économique. A l’exception de quelques heures de chômage partiel en mars et en avril, on n’a pas connu de temps mort. On a même recruté 3 personnes cette année pour répondre à la demande ! Notre savoir-faire s’adresse à des marchés très différents (médical, naval, nucléaire, etc.) qui nous demandent de la petite série ou de la série moyenne. En résumé, on fait le « mouton à 5 pattes », là où des concurrents ne veulent pas aller.

Comment votre équipe a-t-elle vécu cette période ?

B. P. – L’incertitude de départ liée au COVID a généré de l’inquiétude et des questions auxquelles il a fallu répondre – quel impact sur l’activité ? sur l’attitude des clients ? etc. En mars, la première chose qu’on m’a demandée, c’était de savoir si tout le monde continuerait d’être payé normalement. C’est humain et je pense qu’on a été suffisamment pédagogues et proches les uns des autres pour maintenir le climat de confiance que chacun est en droit d’attendre dans son travail.

Qu’est-ce que ce contexte a changé dans la vie de l’entreprise ?

B. P. – Je suis convaincu que les gens ne travaillent plus de la même façon, tant au niveau des pratiques – liées à l’adoption du protocole dans les ateliers et les bureaux – que des attitudes. A la sortie d’une telle année, j’ai le sentiment que les salariés sont d’autant plus attachés à leur job et attentifs à l’atmosphère dans laquelle ils l’exercent. L’équipe s’est montrée particulièrement solidaire, encore plus qu’à son habitude. Vous savez, chez nous, quand un matin la voiture de l’un ne démarre pas, il n’y a pas besoin de faire passer de consignes particulières : un collègue prend naturellement l’initiative d’aller le chercher. Et dans le boulot, ils se sont adaptés, en faisant les efforts nécessaires. Chapeau à eux !

Qu’est-ce que cette période vous a appris sur votre fonction de dirigeant ?

B. P. – L’expérience m’a conforté dans l’idée d’être un dirigeant présent au quotidien, comme pouvait l’attendre l’ancien salarié que j’étais. Dès la première vague, j’ai réuni l’équipe 2 fois par semaine pour expliquer ce qu’on faisait et pourquoi on le faisait : au final chacun a parfaitement accepté les décisions et les protocoles.

Si « distance » il y a, elle est « sanitaire » mais surtout pas « sociale » !

J’ai davantage assumé un rôle de protecteur que de manager, et ça m’a fait plaisir de voir que les personnes écoutaient, adhéraient. C’est pour ça que dans ce contexte je trouve l’usage de la notion de « distanciation sociale » déplacée : si « distance » il y a, elle est « sanitaire » mais surtout pas « sociale » ! Car jamais nous n’avons eu autant besoin de proximité, qui plus est avec des collaborateurs dont on partage le quotidien de 8 heures par jour !

Vous évoquiez l’arrivée de 3 nouveaux collaborateurs. Comment se passe le recrutement dans votre domaine ?

B. P. – C’est compliqué mais ce n’est pas nouveau du fait d’un défaut structurel : il y a très peu d’écoles qui forment les profils que nous recherchons – ingénieurs et BTS en traitement de métaux. On mise donc sur l’apprentissage tout en s’appuyant sur la fidélité des équipes. Car heureusement, on a la chance de connaître très peu de turnover : certains de nos collaborateurs sont ici depuis la création de l’entreprise en 1994.

A quoi attribuez-vous cette fidélité ?

On mise sur l’humain et ce n’est pas une façon de parler.

B. P. – On mise sur l’humain et ce n’est pas une façon de parler. Quand en arrivant à 7h, je fais le tour des ateliers et que je vois les sourires sur les visages de l’équipe postée, je me dis qu’on a réussi quelque chose ensemble.

On a pérennisé la culture familiale qu’on entretient dans ces échanges quotidiens, mais aussi par tout ce qu’on propose pour manifester de la reconnaissance dans la sphère professionnelle – augmentation du salaire chaque année, mutuelle longue maladie, organisation de repas ensemble, etc. –, mais aussi par les gestes que fait l’entreprise dans la vie personnelle des collaborateurs.

Qu’avez-vous mis en place ?

B. P. – BST fait notamment un geste au moment de la fin d’année pour agrémenter un peu le réveillon – fois gras, chocolat, etc. Et depuis trois ans, nous proposons WiiSmile aux collaborateurs, parce que ça me semble normal qu’ils puissent bénéficier des mêmes avantages que dans une plus grande entreprise.

Pourquoi avoir fait le choix de WiiSmile ?

B. P. – C’est dans la lignée de ce qu’on propose. Pour avoir connu, en tant que salarié, le comité d’entreprise d’une plus grande boîte, je trouvais important de leur en faire bénéficier. WiiSmile, c’est un geste de l’entreprise qui profite au salarié et à sa famille. C’est l’espace de liberté de chacun et je sais qu’ils aiment utiliser le service pour organiser leurs vacances, partir en voyage, payer les licences des enfants, faire des commandes d’électroménager. A mes yeux, c’est important.

Que conseilleriez-vous à des homologues qui se posent la question d’une solution comme celle-ci pour leurs équipes ?

B. P. – Face aux difficultés de recrutement, nos professions ont tout intérêt à s’ouvrir à ce qui peut faciliter l’engagement – dans tous les sens du terme – des équipes. Ayons donc l’esprit ouvert, et ne nous privons de ces solutions qui nous permettent d’offrir ce que de plus grosses structures proposent. Quand je vois les efforts fournis par l’équipe, je me dis que c’est la moindre des choses.

Face aux difficultés de recrutement, nos professions ont tout intérêt à s’ouvrir à ce qui peut faciliter l’engagement


Brest Surface Technologies en bref

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Fondée en 1994, Brest Surfaces Technologie a fait connaître son savoir-faire dans le domaine du traitement de surface en France. Basé sur le site du Vernis, à côté de la ZAC du technopôle Brest-Iroise, l’entreprise travaille pour les marchés du médical, du naval, de l’aéronautique et du nucléaire, essentiellement en France et au Bénélux. Elle compte 25 collaborateurs dont les 3 quarts exercent en atelier.

Pour plus d’informations : https://www.bst-traitement.fr/

*La galvanoplastie est une technique électrolytique d’orfèvrerie servant à la reproduction d’objets en utilisant un moule relié au pôle négatif d’une pile et qui se recouvre alors d’une couche de métal.

Lire également le témoignage d’Aurélien Robineau, dirigeant des Établissements Robineau: « Le bien-être de nos collaborateurs est primordial pour l’entreprise »

Pourquoi WiiSmile ?

  • Jusqu’à 1800€/an/salarié (budget Œuvres sociales)
  • Sans charges pour votre entreprise
  • Adaptable & évolutif selon vos envies
  • Sans gestion interne, on s’occupe de tout !

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