Découvrez ici les projets soutenus par WiiSmile Fondaction

Depuis sa création à l’automne 2020, WiiSmile Fondaction a financé de nombreuses initiatives en faveur du mieux vivre ensemble : la plupart d’entre elles ont été proposées par des dirigeants de PME partenaires de WiiSmile. De nouveaux projets arrivent : pour en savoir plus, restez connectés !

Energie Jeunes

"Aimer Apprendre" : pour accompagner les jeunes du bassin virois dans leur réussite scolaire

Le projet "Aimer Apprendre", porté par Energie Jeunes, consiste à provoquer des déclics chez les élèves (école primaire et collège) pour réduire les inégalités scolaires en leur présentant et animant un programme dédié par niveau de classe, basé sur les sciences de l’éducation et les neurosciences - Calvados (14) (en collaboration avec le CREPI).

Découvrir l'action

ANEF Loire

L'inclusion numérique comme levier d'insertion pour des jeunes et des adultes accompagnés par l'ANEF

"Le numérique comme levier d’insertion et d’impact environnemental" est une initiative portée par l'ANEF, dans la région de Saint-Etienne (42). Son but est à la fois de lutter contre la marginalisation "numérique" des personnes les plus modestes et de recycler des ordinateurs en état de fonctionner mais amenés à être détruits.

Découvrir le site internet

Sélest'Actes

"Noël Ensemble" : un événement organisé pour rompre l'isolement en Alsace

L'action solidaire "Noël Ensemble", organisée par l’association Sélest’Actes, a permis à 120 personnes sans famille proche et habitant à Sélestat (Bas-Rhin - 67) de rompre leur isolement le soir du Réveillon, et de partager une soirée gratuite, conviviale et festive autour d’un repas et de diverses animations !

En savoir plus

Lycéens au Cinéma

Un projet culturel motivant pour des élèves issus de l'enseignement adapté

Dans le cadre de l’action "Lycéens et apprentis au cinéma", des élèves de 1ère année de CAP de l’EREA Amélie Gex (Savoie - 73) ont travaillé ensemble autour de l'image et du cinéma, et ont pu se rendre au Festival de cinéma européen des Arcs en décembre : une activité culturelle, mais aussi la découverte d’activités de neige pour un grand nombre d'entre eux !

Découvrir l'action

Imagine for Margo

Accompagner des adolescents touchés par le cancer dans leur orientation scolaire & professionnelle

La mission principale de cette association est de financer la recherche pour guérir les cancers pédiatriques : nous avons souhaité accompagner un programme test au sein du service d’oncopédiatrie de l’hôpital Gustave Roussy qui va permettre d'aider des adolescents à la (ré)insertion scolaire et/ou professionnelle après un cancer.

Découvrir le site internet

Ma Chance Moi Aussi

Pour que tous les enfants aient les mêmes chances de réussir

L'association Ma Chance Moi Aussi s’est fixé comme mission de donner aux enfants les plus vulnérables les bons outils pour leur permettre de choisir et réussir leur vie. Cette année, nous avons financé en partie les ateliers des vacances de la Toussaint organisés auprès de bénéficiaires d’un quartier prioritaire de l’agglomération de Grenoble.

Découvrir le site internet

Fonds de dotation Desevedavy

Permettre à des enfants hospitalisés d'avoir accès à la pratique de la musique

Une action caritative initiée en Loire-Atlantique (44) et pleine de sens, pour le plus grand bonheur d'enfants en souffrance : une récolte de fonds ayant permis l'achat de 70 kits de claviers électroniques Casio, livrés dans les services de pédiatrie d'une trentaine de centres hospitaliers français.

En savoir plus sur l'action

Mécénat Chirurgie Cardiaque

Un "coup de pouce" pour des enfants atteints de malformations cardiaques

Une initiative proposée par un membre de notre réseau : il a décidé de courir pour récolter des fonds pour cette association qui permet à des enfants atteints de malformations cardiaques d’être opérés en France lorsque cela est impossible dans leur pays.

Confédération Syndicale des Familles (CSF)

Des sorties culturelles pour des familles précarisées

Le projet "Rêve d’évasion" porté par la CSF propose des sorties culturelles en dehors de leur région à des familles en difficulté - avec enfants - de la ville de Condé en Normandie (Calvados - 14) : un excellent moyen de les faire sortir de l’isolement et de recréer du lien, mais aussi de leur offrir une ouverture culturelle sur le monde (en collaboration avec le CREPI).

Découvrir le site internet (national)

Entreprendre pour apprendre

Des jeunes en situation scolaire fragile participent à des Mini-Entreprises®

Les Mini-Entreprises® d’Entreprendre pour Apprendre - Pays de la Loire (44) : une expérience immersive qui permet à des jeunes en difficulté de découvrir l’univers entrepreneurial, mais surtout de mieux se connaître, de prendre confiance en eux, d’apprendre à travailler en groupe, à gérer un projet et à prendre la parole en public.

Découvrir le site internet

Audition Solidarité

Appareiller les populations sourdes ou malentendantes les plus fragiles à travers la France

Audition Solidarité, dans les Landes (40), mène essentiellement des actions pour améliorer le bien-être auditif de populations sensibles – sourdes ou malentendantes – en appareillant des enfants défavorisés à travers le monde et des personnes démunies en France. C’est cette action, sur notre territoire, que nous avons décidé d’accompagner.

Découvrir l'action

Les Ateliers AMASCO

Des ateliers éducatifs et des sorties culturelles pour les enfants qui en ont le plus besoin

Cette association accueille particulièrement des enfants de 6 à 11 ans issus de milieux peu favorisés ou ayant des besoins éducatifs particuliers pendant les vacances scolaires, afin de développer leur goût d’apprendre et de leur donner accès aux arts et à la culture à travers des ateliers pédagogiques et ludiques.
Photo © S.H.A.A.

Découvrir le site internet

Secours populaire français - Comité d'Aubagne

Un voyage culturel et citoyen en Alsace

Nous soutenons régulièrement le Secours populaire français : cette fois, c'est le financement d’un voyage de 4 jours, auquel nous avons participé, pour permettre à une quarantaine de personnes accompagnées par le comité d’Aubagne (13) de découvrir l'Alsace, Strasbourg et le Parlement européen. Le but était à la fois culturel et citoyen !

Contacter le comité d'Aubagne

La Sapaudia

L'accès au sport adapté pour des personnes porteuses de handicap

La Sapaudia (Albertville - 73) s’est donné comme mission, pendant 15 ans, de sensibiliser le public au don de moelle osseuse, et d'accompagner l’insertion des personnes en situation de handicap dans la pratique sportive. En 2024, elle a offert des créneaux de sport adapté à des personnes porteuses de handicap dans une salle de fitness ouverte à tous.

Clap de fin pour La Sapaudia

Rebond du Cœur

Du théâtre comportemental pour l'insertion des jeunes en Alsace

Deuxième soutien à Rebond du Cœur, une association qui propose un accompagnement aux jeunes alsaciens (67) pris en charge par la protection de l’enfance. Nous soutenons un nouvel atelier de théâtre comportemental, animé par une professionnelle du spectacle : une façon ludique pour ces jeunes de travailler leur posture !

Découvrir le site internet

Secours populaire français

Une fin d'été qui n'oublie personne, grâce à la "Journée des Oubliés des Vacances"

Cette année encore, nous soutenons le Secours populaire français dans son action qui permet aux enfants et à des familles qui ne sont pas partis en vacances de s’évader le temps d ’une journée.
Photo © C Da Silva / SPF

Lire l'article

Chambéry... Quelle Histoire !

Un accès à l'histoire et au patrimoine offert à des jeunes qui ne partent pas en vacances

Ce spectacle de théâtre interactif permet de découvrir l'histoire de Chambéry (73). Pour la seconde fois, nous accompagnons le dispositif permettant à des jeunes qui fréquentent des maisons de quartiers et qui ne partent pas en vacances d'assister aux répétitions, et ainsi d'avoir un accès privilégié à cette expérience artistique originale et à la culture.

Découvrir le site internet

Sport'Dif

Un soutien pour le sport - et particulièrement le vélo - pour des jeunes en situation de handicap

Cette association de la Savoie (73) permet aux jeunes en situation de handicap de pratiquer le vélo adapté, et a organisé des rencontres inclusives avec de jeunes valides au cours de l'été 2024.

Handi Pro-AM

Une compétition de golf où pro et amateurs, valides et handisportifs jouent ensemble

Handi Pro-AM est une compétition inclusive de golf en Vendée (85) qui s'est tenue début juin. Seize équipes, chacune composée d'un handigolfeur, d'un professionnel et de deux amateurs, ont participé, illustrant ainsi parfaitement l'inclusion par le sport !

Découvrir la page Facebook

Festival de Vivoin

Des spectacles musicaux, notamment pour les publics dits "empêchés" ou éloignés de l’offre culturelle

Le festival de Vivoin s'est déroulé début juillet. A travers cet événement, l'association offre l'accès à la musique classique à un large public, avec notamment un programme d’actions pour les publics empêchés (EHPAD et foyers de vie) et un parcours spécifique à destination des jeunes accompagnés par certaines missions locales de la Sarthe (72).
Photo © B. Sanson

Découvrir le site internet

La Croisière de Pen-Bron

Un moment de partage entre personnes en situation de handicap et valides

La Croisière de Pen-Bron était organisée mi-juin : elle a réuni, en Loire-Atlantique (44), une centaine de personnes handicapées, avec leurs accompagnants et familles, et 70 bateaux. Un moment de partage, ainsi qu’une grande fête sous chapiteau le samedi soir, pour renforcer les liens et célébrer la diversité.
Photo © Gwen_Do

Découvrir le site internet

La Cabane

Des ateliers artistiques itinérants proposés en Normandie

Cette structure basée à Rouen (76) propose des ateliers de médiation et de pratiques artistiques basés sur l’itinérance, et rendus possibles grâce à une caravane aménagée.
En 2024, le projet avait pour but d'apporter une offre culturelle sur la Communauté de communes du Neubourg (dans l’Eure - 27) et de créer un lien social entre les publics.

Découvrir le site de l'association

Solidaires

Inviter en vacances des enfants qui n’ont pas la chance de partir

L’association Solidaires a pour but d’inviter en vacances des enfants qui n’ont pas la chance de partir durant l’été. Pendant cinq semaines de juillet et août, l’association loue une ferme : chaque semaine, des familles de la métropole de Lille, dans le Nord (59), invitent des enfants à partir avec eux dans un cadre familial.

Découvrir l'association sur LinkedIn

Rêves - 22

Un "coup de pouce" pour accompagner cette antenne bretonne de l'association Rêves

Proposée par une pharmacie de notre réseau, cette association des Côtes d'Armor (22) réalise les rêves des enfants gravement malades.

Jeune Chambre Economique de Strasbourg + Rêves de Gosse

L’acceptation des différences dès le plus jeune âge

Rêves de Gosse et la Jeune Chambre Economique de Strasbourg, dans le Bas-Rhin (67), ont organisé conjointement cette année des ateliers inclusifs sur différentes thématiques associant des enfants dits "ordinaires" et des enfants "extraordinaires" (atteints d’un handicap visible ou invisible).
Le projet s’est achevé par un tour d’avion pour chacun des participants !

En savoir plus

Café Joyeux

Ouverture d'un nouveau café-restaurant inclusif à Marseille

Café Joyeux œuvre pour l’inclusion professionnelle de personnes en situation de handicap mental et cognitif. A travers le fonds de dotation "Emeraude Solidaire", son actionnaire unique, c'est l'ouverture d'un nouvel établissement, situé à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône (13), que nous avons soutenue.

En savoir plus

Zicomatic

Du sport adapté dans un lieu ouvert à tous, grâce au projet Zico'Sport

Cette association basée à Chambéry, en Savoie (73) lutte depuis de nombreuses années contre l’isolement et pour l'inclusion des personnes en situation de handicap mental et physique, grâce à la culture et à la musique...
Et maintenant aussi grâce au sport, avec son nouveau projet "Zico'Sport", permettant aux bénéficiaires d'avoir accès au sport dans des lieux ouverts à tous !

Découvrir le projet

Alpysia

L'accès au sport pour les personnes souffrant d'une paralysie cérébrale ou polyhandicapées

Nous soutenons l’association Alpysia dans son action pour favoriser l’accès au sport et à l’activité physique des personnes en situation de handicap prises en charge par la structure (paralysie cérébrale essentiellement).
Comment ? En contribuant à la réhabilitation du gymnase du Centre d'éducation motrice de l'Institut Belluard, situé dans l'agglomération d'Annecy, en Haute-Savoie (74).

Découvrir le site internet

Résonansemble

Partager la musique vivante avec celles et ceux qui en sont éloignés

Cette jeune association a pour objectif d'apporter la musique vivante dans des lieux où elle est peu écoutée : hôpitaux, écoles, Ehpad... Rompre la solitude, créer du lien social, alléger les souffrances : des dizaines de musiciens amateurs et professionnels s'engagent dans ce projet dans la région de Lyon, dans le Rhône (69).

Découvrir le site internet

BACO - Badminton Club d'Oullins

Pour une pratique du badminton accessible au plus grand nombre

Ce club offre des séances de badminton adapté à diverses populations : des personnes en situation de handicap, âgées (retraités, résidents en Ehpad), ou encore des séances orientées "santé", suite à une maladie ou un accident, par exemple.
Basé à Oullins, dans le Rhône (69).

Découvrir la page Faceboook

FACE Artois

Accompagner les jeunes filles vers les métiers du numérique

L’objectif premier de cette association (nationale) est de prévenir et lutter contre toute forme d’exclusion, de favoriser l’inclusion. Le projet "Wi Filles" à Arras, dans le Pas-de-Calais (62), est un programme de sensibilisation à destination des jeunes filles du territoire (dont une partie issue de quartiers dits "sensibles") aux métiers du numérique et leurs nombreux débouchés.

En savoir plus

ASHPA - Association Strasbourg Handisport Passion Aventure

Sensibiliser au handisport

L’ASHPA (Strasbourg - 67) propose aux personnes handicapées physiques ou sensorielles de pratiquer un sport (loisir ou compétition) adapté à leur handicap. A l'occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques, elle souhaitait sensibiliser les publics dits "valides" aux pratiques handisport, en les mettant en situation de handicap (en écoles et entreprises).

Découvrir l'association sur Youtube

Centre pédiatrique des Côtes

Des séances de médiation animale organisées pour les jeunes patients

Cet établissement de santé des Loges-en-Josas, dans les Yvelines (78), accueille en hospitalisation complète une soixantaine d’enfants atteints de sévères pathologies et de polyhandicap. Des séances hebdomadaires de médiation animale sont venues leur apporter un peu de douceur tout au long des six premiers mois de l’année 2024.

En savoir plus

Innoveo

Un "coup de pouce" pour accompagner ce fonds de dotation et le défi sportif d'un dirigeant de PME

Le dirigeant d'une PME cliente nous a proposé de l'accompagner dans son soutien au fonds de dotation du CHU de Brest (29). Il souhaitait rendre hommage à ceux qui lui ont sauvé la vie en 2001, en récoltant des fonds pour le projet BregeMISS (amélioration des soins des patients suite à un AVC) à travers un défi sportif : le semi-marathon de Paris.

Retrouvez la carte de France des projets soutenus par notre fonds de dotation

Demander une démo, poser une question ?
Contactez-nous !

> LE BLOG

Cache-cache investigation !

ENTREZ DANS LES COULISSES DES PME QUI S'ENGAGENT
Montaillard

Profession dirigeant : Alexandre Montaillard, le marin d’audace devenu capitaine d’industrie

A la tête de TECH Bretagne, une industrie de maintenance innovante dans son expertise et libérée dans son fonctionnement, Alexandre Montaillard, (43 ans), s’est inspiré de ses premières expériences professionnelles en mer pour façonner un projet entrepreneurial visionnaire dans sa volonté d’offrir de nouveaux horizons aux techniciens de maintenance industrielle.  Alexandre Montaillard n’a pas suivi la voie la plus linéaire vers l’entrepreneuriat. Passionné à la fois par la technique et par la mer, il se définit volontiers comme un Malouin d’adoption : il est né à Paris, a grandi à Lyon, s’est formé à Marseille, il finit par suivre sa Bretonne) décide, à l’aube des années 2000, de prendre le large dans la marine marchande. « J’avais un bac scientifique en poche, option technologie industrielle, et cette première expérience était pour moi le meilleur compromis pour continuer à chercher ma voie, tout en évoluant dans un environnement que j’aime », confie-t-il.  L’inspiration venue du large Ses premières années professionnelles se déroulent sur les navires puis dans l’offshore pétrolier au Cameroun, univers où il développe une solide expertise technique et un regard affûté sur les problématiques de maintenance et de production. S’il garde de cette période le goût de la rigueur et du collectif, il en retire aussi la conviction de vouloir se démarquer : « J’ai su assez vite que je créerais un jour une entreprise dans laquelle l’innovation technique occuperait une place centrale, retient Alexandre. Et j’étais en même temps persuadé, avec mon expérience au sein d’équipages, que sa réussite reposerait sur ma capacité à trouver les bonnes personnes et, surtout, à ce qu’elles prennent du plaisir à travailler ensemble. »  “J’ai su assez vite que je créerais un jour une entreprise dans laquelle l’innovation technique occuperait une place centrale.” Alexandre Montaillard L’envie de libérer le potentiel d’un métier De retour en France, en 2018, son passage comme responsable maintenance chez C-LOG (groupe Beaumanoir) s’avère décisif. Là, il découvre de l’intérieur le fonctionnement d’une organisation industrielle à terre, ses interactions entre services, ses relations avec les fournisseurs, mais aussi ses limites en termes de collaboration et de perspectives pour les techniciens.   Cette expérience nourrit son envie de bâtir une structure à la fois agile, horizontale, et qui utilise tout le potentiel des techniciens. « Je suis convaincu que l’industrie dans son ensemble a un vrai intérêt à libérer le potentiel de ses techniciens, qu’on bride souvent parce que les organisations exigent l’exécution de tâches sans vraiment laisser de place au foisonnement d’idées et à l’innovation », estime Alexandre.  En pleine crise du Covid, il franchit le pas en 2021 et fonde TECH Bretagne, avec l’idée d’exploiter des compétences multi-techniques issues de la marine et de l’industrie pour offrir un service de maintenance adapté à tous types de secteurs.  Faire grandir les techniciens Au cœur de son projet, il sait déjà ce qu’il veut à tout prix éviter : cantonner les techniciens de maintenance à un rôle répétitif, alors qu’en réalité « ils disposent d’une grande curiosité, d’une formation initiale de qualité, d’un bagage technique solide et – c’est important – d’une capacité à s’autoformer en permanence dès lors qu’on leur donne envie », rappelle le dirigeant.   Depuis TECH Bretagne, Alexandre met en place un modèle qui permet à ses 6 collaborateurs – jeunes pour la plupart – de monter en compétences, de prendre le lead sur des projets amélioratifs et de se spécialiser progressivement. « La transparence est totale : chacun a accès aux données commerciales et financières, les décisions se prennent collectivement. Résultat : l’équipe est engagée, et vraiment soudée », sourit le quadragénaire qui vise à terme 15 à 20 salariés, organisés en équipes autonomes de 4 à 5 techniciens, avec un bureau d’études tournant pour accompagner les projets d’innovation.   « Les techniciens de maintenance sont doués, curieux, motivés à l’idée de toujours se former : cette profession a un potentiel qu’il s’agit de libérer.” Alexandre Montaillard Pragmatique et visionnaire L’ancrage local constitue un autre pilier fort de sa stratégie. Implantée à Saint-Malo, TECH Bretagne collabore étroitement avec ses partenaires voisins (usineurs, chaudronniers, garages). « Cette proximité nourrit des synergies à l’échelle du territoire, tout en offrant aux salariés un cadre de vie attractif et équilibré. »  Adepte de l’adaptation, il fait au mieux pour concilier sa vie de meneur d’hommes avec les défis que lui réservent son destin d’entrepreneur : trouver du temps pour développer le commercial, franchir la taille critique pour créer des équipes autonomes, ou encore sécuriser un financement pour accélérer le développement. Mais ce père de 3 enfants avance avec lucidité et optimisme. Son moteur ? La certitude que les 3 piliers de son développement – innovation technique, qualité de service, épanouissement des collaborateurs – l’aident à façonner le destin professionnel qu’il imaginait. « L’ambition n’est pas de devenir une grande structure, mais de bâtir une société agile, humaine et capable de répondre à une large palette de défis techniques », prévient-il.  Ni marin solitaire ni dirigeant isolé, Alexandre incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs industriels de sa région : pragmatiques, ancrés dans leur territoire, et portés par une vision ouverte et ambitieuse. Sans doute une trace de ce que l’amour de la mer leur a laissé.  Le dirigeant de Tech Bretagne est client WiiSmile depuis 2022. Son ambition ? Faire de chaque collaborateur un acteur engagé de la performance collective en favorisant l’autonomie, la transparence et le développement des compétences.

Read More »
Spot institutionnel de WiiSmile : 3 choses à savoir sur un slam qui déclare sa flamme aux TPE-PME

Film institutionnel de WiiSmile : 3 choses à savoir sur un slam qui déclare sa flamme aux TPE-PME

WiiSmile vient de réaliser son premier spot institutionnel pour explorer le quotidien méconnu d’une France pourtant essentielle à l’équilibre social : celle des petites et moyennes entreprises, qui puisent leur réussite dans la qualité des relations entretenues par celles et ceux qui les composent. Avec comme seul mot d’ordre : dire ce qu’elles sont à travers ce qu’elles vivent. De l’idée d’un slam né dans le bus retour d’un séminaire, au tournage de scènes avec les équipes d’entreprises clientes, le film de 1’15 s’invite dans l’intimité des petits défis et grandes victoires qui jalonnent le quotidien de ces sociétés à taille humaine. Ces entreprises où la qualité des relations, avec et au sein des équipes, est un pilier de stabilité et de réussite dans une conjoncture avare de certitudes. WiiSmile entend ainsi mettre en lumière une France aussi discrète qu’essentielle, qui bâtit son destin loin de la lutte des classes et des rebondissements politiques. 1) Au départ, une compilation d’anecdotes… Au contact des dirigeants/es de TPE/PME que nous accompagnons, les anecdotes ne manquent pas. Peu importe le sujet de la conversation avec les clients – gestion d’équipe, question de recrutement, pratiques de management, etc. –, leurs récits nous ramènent toujours à l’attention qu’ils portent à la dimension humaine de leur aventure entrepreneuriale. Et pour donner de l’écho à cette matière brute, quoi de mieux que le slam dont le parti pris poétique impose une musicalité de forme, tout en obligeant à une sincérité de fond. Compiler ces anecdotes a été une super source d’inspiration pour écrire le script, d’autant que chacune témoignait d’un enthousiasme sincère à rebours de la morosité ambiante à laquelle est trop souvent réduite le monde du travail. Freddy Debize Responsable communication WiiSmile Découvrez le film institutionnel WiiSmile : 2) Décrire cette « France qui forme et prépare la relève » « Les 12 strophes (48 vers) du slam sont écrites à plusieurs mains en quelques heures » ajoute-t-il. C’est ainsi que le slam évoque les sujets du quotidien : les coups de mains entre collègues, les heures qui manquent aux dirigeants/es pour boucler les affaires courantes, leurs efforts pour recruter, leur attention à former les équipes, leur envie de bien faire pour la cohésion, et même leur engagement sur leur territoire. « Pour évoquer ‘la France qui s’engage, agit sur tous les fronts’, on s’est inspiré des résultats de notre Observatoire dans lequel on apprend notamment que 2 TPE-PME sur 3 donnent chaque année à des associations. »  3) Un tournage dans le « vrai » quotidien des TPE-PME clientes Pour mettre ce texte en images et en mots, WiiSmile s’est tourné vers une boîte de production d’Annecy – Altimax et l’équipe de David Lauze – avec laquelle l’impératif de sincérité et d’authenticité a pris une nouvelle dimension. « Compte tenu de notre ambition, les tournages devaient nécessairement se dérouler chez nos propres clients. Pour des questions logistiques, nous avons fait un appel à candidature auprès des dirigeants/es implantés/es à moins de deux heures de route du siège », explique Freddy. Six entreprises embarquent ainsi dans l’aventure et leurs équipes se prennent au jeu de l’exercice du tournage en conditions réelles au printemps dernier, tandis que la scène finale prévoit, elle, la contribution de toute l’équipe WiiSmile au cœur de l’été (205 collaborateurs). Toute l’équipe ou presque. « Pour avoir tout le monde au même endroit, on a prévu de tourner la scène lors de notre séminaire en août. Manque de bol, la météo s’en est mêlée et on a dû s’adapter à l’arrivée d’un gros orage, ce qui fait que tout le monde n’a pas pu participer comme on l’avait imaginé », sourit Freddy. Pas de quoi entamer l’enthousiasme collectif autour d’un projet qui aura mis 8 mois à se concrétiser entre l’idée de départ et le mixage final il y a quelques semaines.  Ce film reflète ce que nous ressentons, en tant que PME et aux côtés de celles que nous accompagnons : la fierté d’être partie prenante de ces aventures humaines engagées et sincères

Read More »

Et si demain, les multinationales étaient remplacées par des multi-TPE-PME ?

Scénarios pour les TPE-PME de demain Dans le monde post-crise économique mondiale de 2035, les grandes multinationales ont été fragmentées par des régulations drastiques visant à limiter les monopoles et réduire leur impact écologique. Ce bouleversement a donné naissance à une société où les petites entreprises, souvent locales et spécialisées, sont érigées en modèles idéologiques et économiques. Par exemple, les programmes scolaires intègrent désormais des modules d’entrepreneuriat coopératif dès le plus jeune âge et les partis politiques de tous bords célèbrent une « souveraineté économique distribuée ». Le modèle des « multi-PME » s’est ainsi imposé comme la réponse organique à un besoin structurel : comment maintenir l’efficacité économique tout en évitant la concentration du pouvoir et la destruction environnementale ? Ces fédérations d’entreprises à taille humaine (généralement entre 5 et 100 employés) fonctionnent selon une logique de complémentarité et de territorialité, et opèrent en réseau. Le principe fondateur est simple : plutôt que de grossir verticalement, les entreprises se connectent horizontalement, partageant ressources, infrastructures et savoir-faire tout en conservant leur autonomie juridique et décisionnelle. La réaction de… Nadine Levratto, économiste, directrice de recherche au CNRS, spécialiste des politiques industrielles et des territoires. Remplacer les grands groupes et multinationales par des « multi-PME » travaillant en réseau, est-ce crédible ? Cela peut fonctionner à l’échelle micro-locale, mais pas comme régime général. On trouve quelques exemples dans l’économie circulaire, comme les « boucles »¹ dans la région lyonnaise. On a aussi des systèmes productifs locaux, par exemple en Ardèche ou dans des secteurs comme l’agritourisme. Mais ces initiatives ne peuvent pas constituer le coeur de la compétitivité internationale de l’économie française. Je ne pensepas qu’un TGV ou un Airbus puisse être construit uniquement par un assemblage de PME… Il y a des structures hiérarchiques et intégrées qui sont irremplaçables. Pour certaines activités, notamment de réseau, les systèmes décentralisés sont beaucoup moins efficaces que les systèmes intégrés. On ne peut donc pas se passer des grands groupes ? Il ne faut pas les caricaturer. On peut aussi faire du circuit court, de l’économie circulaire avec un grand groupe. C’est sa stratégie qui déterminera le succès de ces initiatives, pas une impossibilité structurelle. Je ne tiens pas un discours pro-grands groupes, mais ces derniers peuvent être agiles eux aussi, grâce à des structures juridiques organisées en filiales. Ils se sont d’ailleurs organisés en interne comme s’ils étaient constitués de plusieurs entreprises coordonnées, mais avec une vision « corporate » qui fait la différence.Un réseau de PME aurait besoin d’une structuration extrêmement forte pour obtenir la même cohérence, ce qui engendrerait des coûts de coordination très élevés. « C’est la combinaison de grands groupes et de structures plus petites qui rend le système efficace et potentiellement résilient face aux chocs. » Peut-on tout de même imaginer un retour à des organisations plus décentralisées ? Oui, et c’est déjà ce qui se passe : quand vous observez le fonctionnement des pôles de compétitivité ou des écosystèmes industriels, vous avez de grands groupes qui structurent autour d’eux un réseau de PME. Ces PME occupent les espaces interstitiels laissés par les groupes. Un système économique a besoin des deux pour fonctionner. C’est cette combinaison de grands groupes et de structures plus petites qui rend le système efficace et potentiellement résilient face aux chocs. D’ailleurs, en France, la plupart des PME au-delà de 50 salariés sont des filiales de groupes, minoritaires ou majoritaires². L’idée du petit patron indépendant est très présente dans l’imaginaire collectif, mais statistiquement minoritaire. Quand on regarde les chiffres, le halo des grands groupes n’a cessé d’augmenter au fil du temps. Le scénario part du principe que les TPE-PME sont plus efficaces pour mener la transition écologique que les grands groupes : qu’en pensez-vous ? Ce qui est certain, c’est que la transition écologique, et plus globalement la RSE, fonctionne d’autant mieux qu’il existe des systèmes réglementaires obligeant les entreprises à s’y conformer. Quand la contrainte diminue, les entreprises ne font que ce qui leur rapporte, ce qui est parfaitement logique. Le contexte réglementaire et institutionnel reste donc le levier le plus puissant en matière de transition écologique. Mais si on veut réussir cette transition, il faut aussi allouer des moyens pour transformer les processus de production. Les travaux sur l’éco innovation – un concept développé depuis les années 2000 – montrent une relation en forme de cloche entre la taille des entreprises et leur capacité d’éco innovation. Les très petites entreprises n’ont pas les ressources pour investir dans ce domaine, tandis que les très grands groupes ont les moyens d’y échapper. Pour une activité donnée, ce sont plutôt les entreprises de taille moyenne à grande qui s’orientent le plus vers l’éco innovation, à condition bien sûr que ce soit la stratégie définie par leurs dirigeants et leurs dirigeantes et quele contexte institutionnel s’y prête. La transition écologique nécessite donc une combinaison de régulation forte et d’entreprises ayant la capacité financière d’investir dans la transformation de leurs processus – ce qui favorise les structures d’une certaine taille. ¹ Les « boucles » sont un programme d’accompagnement d’initiatives d’économie circulaire et solidaire dans la Métropole de Lyon.  ² Selon les chiffres de l’enquête LIFI : « Enquête Liaisons financières entre sociétés » de l’INSEE. En s’appuyant sur la méthodologie du design fiction, nos collaborateurs ont mené une réflexion prospective sur l’avenir du travail et des TPE-PME Téléchargez le cahier de prospective complet : Retour vers le futur des TPE-PME

Read More »

Et si demain, les TPE-PME étaient les championnes de la diversité intergénérationnelle et culturelle ?

Scénarios pour les TPE-PME de demain En cette année 2035, le paysage économique s’est profondément transformé sous l’effet des deux lames de fond démographiques qui ont balayé le monde occidental : vieillissement accéléré et intensification du multiculturalisme. Alors qu’ils étaient perçus comme des défis au début des années 2020, ils constituent aujourd’hui la clé de voûte d’un nouveau modèle entrepreneurial, où les TPE-PME ont trouvé une place prépondérante. En particulier, le modèle de « transmission perpétuelle » s’est imposé comme norme dans ces organisations. Loin des systèmes pyramidaux d’antan, les TPE-PME ont adopté une organisation en constellation, où les savoirs circulent de manière fluide et multidirectionnelle. Les seniors y occupent des rôles de « gardiens de la connaissance ». Leur mission n’est plus tant de produire que de transmettre, conseiller et préserver l’ADN culturel de l’entreprise, tandis que leur présence rassure les clients et stabilise les entreprises face aux soubresauts économiques. L’innovation majeure de cette décennie a été l’institutionnalisation du « mentorat bidirectionnel » : dans ce modèle, chaque collaborateur ou collaboratrice est à la fois mentor dans son domaine d’expertise et apprenant dans d’autres. Ainsi, les entreprises développent un « capital savoir » qui constitue leur principale richesse. Ce « capital savoir » est aussi enrichi par le multiculturalisme : au sein des TPE-PME, l’expertise interculturelle devient un atout majeur, alors que les collaborateurs et collaboratrices issus de la diversité jouent un rôle de « ponts culturels », permettant aux entreprises de conquérir de nouveaux marchés, à l’export, mais aussi localement. La réaction de… Arnaud Lacan, professeur en management et entreprises responsables à Kedge Business School Ce scénario vous semble-t-il réaliste ? Ou dit autrement, les TPE-PME ont-elles vraiment les moyens d’être ce point de rencontre intergénérationnel et interculturel ? Non seulement elles en ont les moyens, mais elles n’ont pas vraiment le choix ! Parce que ce phénomène de diversité, de partage et de rencontre des différences culturelles et générationnelles est absolument inévitable. Je ne vois pas comment les PME pourraient échapper à ce mouvement sociétal. Il est déjà observable sociétalement. Mais elles ont aussi beaucoup d’atouts pour le gérer. Par définition, ce sont des entreprises à taille humaine, au sein desquelles le partage et les échanges sont beaucoup plus faciles à mettre en place. Cela ne veut pas dire que ça se fait mieux, mais cela signifie qu’avec une politique volontariste, on peut y arriver beaucoup plus facilement que dans les grandes entreprises, parce qu’il y a moins de lourdeur organisationnelle, moins de process, moins de protocoles. La proximité entre les gens permet – si on le souhaite – de bien prendre en compte cette diversité et d’en faire une vraie force. Donc pour moi, ce scénario est non seulement réaliste, mais même stratégique.  On observe pourtant un recul sur les sujets de Diversité, Équité et Inclusion, en commençant par les États-Unis… À mon avis, il est encore un peu tôt pour dire que le mouvement inverse est en train de se produire… Même s’il peut y avoir quelques poches de résistance, ça ne tiendra pas longtemps ! « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu », disait Victor Hugo… Là, nous sommes typiquement dans une phase de résistance au changement, mais ça ne changera pas l’ordre des choses sur les enjeux de diversité et d’inclusion, sur l’égalité homme-femme évidemment, ou sur le phénomène générationnel. Je ne vois pas comment on pourrait revenir en arrière. De ce point de vue là, d’ailleurs, les TPE-PME sont plutôt protégées, car elles sont moins soumises aux pressions extérieures. Elles ont davantage de marge de manœuvre. « Valoriser la diversité favorise l’engagement, qui produit du bienêtre, un sentiment d’appartenance et donc de la performance. » À condition, donc, que les dirigeantes et dirigeants de TPE-PME se saisissent du sujet et établissent le cadre qui leur permettra de faire de la diversité une force ? Oui, mais il ne s’agit pas seulement des dirigeants. Évidemment, le mouvement doit partir d’eux, car il relève de la vision stratégique, mais c’est aussi une ambition à insuffler partout. Est-ce que l’entreprise veut être ce lieu de diversité, de mixité, de rencontre de tous les talents ? Est-ce qu’elle veut en faire un atout ? Ou, au contraire, est-ce qu’elle reste bloquée par des peurs irrationnelles, qui la poussent à rester dans une volontéde stabilité, voire de rigidité ? Il faut également que cette prise de conscience de la part des dirigeants soit relayée par la chaîne managériale, avec une courroie de transmission forte. D’où mon conseil pour les dirigeants de TPE-PME : faites de la diversité un axe stratégique de votre politique de ressources humaines, soyez proactifs.  Concrètement, comment ? Le premier temps, c’est de conscientiser – notamment les managers – à la richesse de la diversité, leur faire comprendre que les politiques deDiversité, Inclusion, Équité [DE&I en anglais] sont des politiques de renforcement de la performance. C’est cynique, car il y a bien sûr des enjeux citoyens, moraux et politiques au sens large derrière, mais ce n’est pas aux TPE-PME de gérer cela. Pour les TPE-PME, l’enjeu, c’est la performance. Or, la fertilisation croisée des savoirs, c’est bon pour la performance. Pourquoi ? Parce qu’elle participe à toute une chaîne de positivité, de sens. Valoriser la diversité favorise l’engagement, qui produit du bien-être, un sentiment d’appartenance et donc de la performance. Ensuite, il ne faut pas attendre que les choses se fassent seules : il faut les provoquer. Organiser des moments de rencontre pour ces diversités, avec des temps d’échange et de partage… Soit de façon très structurée, par exemple avec ce qu’on appelle les CET (les Communautés Évanescentes et Temporaires) soit de façon plus informelle, avec des temps qui relèvent davantage du bien-être et de la qualité de vie au travail. Enfin, le troisième temps, c’est l’animation. Il faut qu’en permanence, l’entreprise communique et envoie des signaux importants de son attachement à cette culture pluri identitaire. Dans une TPE-PME, ça peut être très informel. On peut rapidement instaurer une culture

Read More »

Et si demain, la fin du salariat redéfinissait le rôle des dirigeantes et dirigeants de TPE-PME ?

Scénarios pour les TPE-PME de demain Le modèle qui semblait immuable depuis la révolution industrielle – le salariat – s’est progressivement effacé au profit d’une économie fondée sur l’autonomie et la collaboration décentralisée. Cette transformation, amorcée dès les années 2020 avec l’expansion rapide du travail en freelance, s’est accélérée avec l’adoption massive des technologies de coordination décentralisée et l’évolution des aspirations professionnelles. En 2035, le dirigeant de TPE-PME tel que nous le connaissions a laissé place à l’« entrepreneur-orchestrateur ». Sa valeur ne réside plus dans sa capacité à gérer des salariés permanents, mais dans celle à répondre à des besoins sociétaux et humains en orchestrant des dynamiques collaboratives. Paradoxalement, la fin du salariat a ramené les dirigeants de TPE-PME à l’essence même de l’entrepreneuriat : identifier des besoins, mobiliser des ressources et créer de la valeur dans un environnement incertain. Libérés des lourdeurs administratives et des responsabilités d’employeur, ils peuvent se concentrer sur ce qui constitue leur véritable valeur ajoutée : une vision, une expertise et une capacité à fédérer des talents divers autour de projets porteurs de sens. La réaction de… Bertrand Martinot, économiste, spécialiste de l’apprentissage, de l’emploi et de la formation professionnelle Ce scénario vous semble-t-il plausible ? À l’horizon 2035, je n’y crois pas ! Et même à l’horizon 2050, je ne me prononcerais pas… J’ai beaucoup travaillé et réfléchi sur ces sujets : nous allons certainement vers un éclatement des formes d’activité, mais d’ici 2035, un noyau dur de salariat restera ultra- majoritaire. Cela ne signifie pas que les tendances au freelancing ne soient pas puissantes ou porteuses de vertus d’innovation. Mais elles ne remplaceront pas le salariat. Même si le droit s’assouplissait considérablement, le salariat resterait statistiquement très majoritaire en 2035. Les bouleversements seront importants, mais parler de « mort » ou de « fin » du salariat me paraît excessif.  Quels sont les principaux obstacles à cette « mort du salariat » ? Le premier est juridique. Notre droit, largement jurisprudentiel, s’articule autour du critère de subordination : si vous êtes subordonné, vous êtes salarié ; si vous ne l’êtes pas, vous êtes indépendant. Des milliers de pages de jurisprudence déterminent cette subordination selon que vous contrôlez vos horaires, vos clients, votre liberté de mouvement… Le juge, en France comme ailleurs, a un biais pro-salariat. Il s’attache à la réalité des relations de travail, pas aux apparences contractuelles. Le second obstacle est économique et concerne les coûts de transaction. Recourir à des indépendants offre de la flexibilité, mais engendre des coûts importants : trouver la bonne personne, négocier un contrat et un tarif ou encore gérer l’incertitude sur la qualité du travail et la disponibilité. Pour des tâches industrielles ou des projets de long terme, ces coûts excèdent rapidement les gains en termes de flexibilité. Le prix Nobel Ronald Coase a étudié le sujet dans les années 1950-1960 : il a montré que, dans les entreprises d’une certaine taille, ces coûts de transaction dépassaient les avantages qu’ils engendraient. Néanmoins, ces coûts de transaction restent faibles lorsque vous externalisez totalement une prestation. C’est le cas dans le monde du conseil, par exemple, qui fait beaucoup appel à des indépendants pour des compétences ponctuelles sur des dossiers spécifiques.Dans ce cas, économiquement, cela fait sens : vous évitez de former quelqu’un en interne ou d’embaucher pour une mission ponctuelle. Et juridiquement, cela tient la route car la prestation est externalisée à un professionnel qui a d’autres clients et n’est pas dans un lien de subordination.  « Une solution serait d’instaurer un peu d’indépendance dans le salariat […] afin que les salariés puissent réaliser une partie de leurs aspirations sans avoir à quitter ce statut. » À l’horizon 2035, quel scénario serait donc plus probable ? Plutôt l’émergence d’un modèle hybride : un noyau dur de salariat représentant 80-90 % du personnel d’une entreprise moyenne, complété par des éléments de souplesse. Il ne faut évidemment pas minimiser l’importance des autres formes de travail : entre le salariat etl’indépendance, il existe tout un dégradé de statuts, allant de l’indépendant pur jusqu’au salarié sans aucune autonomie, en passant par le cadre autonome en télétravail trois jours par semaine, le salarié porté, ou encore les formes de détachement inter-entreprises.  Les dirigeants et dirigeantes de TPE-PME sont-ils bien équipés pour s’adapter au « dégradé » que vous décrivez, qui implique des modes de collaboration plus flexibles ? Ils vont devoir développer des compétences pour aller chercher les indépendants : entretenir un réseau personnel, connaître les plateformes pertinentes, développer des capacités de négociation spécifiques. Ils devront aussi être capables de porter une double casquette : celle de patron de salariés, avec un pouvoir de coercition, et celle de partenaire commercial avec des indépendants. Ce sont des compétences que beaucoup de dirigeants, particulièrement de petites entreprises habituées au 100 % salariat, ne possèdent pas encore… C’est un enjeu de formation, mais c’est aussi la question de la poule et de l’œuf : l’indépendance se développera d’autant plus qu’il y aura des dirigeants et dirigeantes capables de fonctionner avec ce modèle. Qu’en est-il des collaborateurs, en particulier ceux qui s’apprêtent à entrer sur le marché du travail d’ici 2035 ? Sont-ils bien préparés à ces évolutions ? L’enseignement au lycée ne les y prépare pas. Quant aux lycées professionnels, ils s’attachent exclusivement au salariat. Dans le supérieur, la situation est déjà plus nuancée. De nombreuses grandes écoles et universités proposent des modules, voire des masters entiers d’entrepreneuriat. Mais ce n’est pas non plus indispensable d’avoir un master pour devenir indépendant ! Surtout, ce qui est frappant, c’est que les jeunes sont beaucoup plus enclins que leurs aînés à l’indépendance et à la création d’entreprise. Ils ont des attentesdifférentes concernant le temps de travail et la flexibilité, qui résonnent bien avec l’indépendance. Toutes les enquêtes montrent une forte appétence des jeunes pour ce mode de travail. Cette aspiration à l’indépendance doit être considérée comme un signal d’alerte – même si seule une petite fraction franchira le pas. Les entreprises doivent démontrer qu’on peut

Read More »

Profession dirigeant : l’innovation comme ambition pour ma PME

« Innover c’est refuser la facilité » Entretien avec Frédéric Timbert, dirigeant de Timber Productions.  L’innovation en PME est souvent le fruit d’une vision et d’une passion. À Esmans, en Seine-et-Marne, Frédéric Timbert dirige Timber Productions, une entreprise familiale spécialisée dans le pesage industriel Made in France. Depuis plus de 30 ans, cette PME conjugue innovation technologique, savoir-faire artisanal et management de proximité pour faire rayonner le « Fabriqué en France » jusque dans les ateliers du monde entier. ​​Dans un atelier discret d’Esmans, en Seine-et-Marne, se conçoivent des instruments de précision qui pèsent lourd dans l’innovation industrielle. Depuis 1990, Frédéric Timbert fait grandir Timber Productions et ses six collaborateurs en partageant sa passion pour la technologie. A soixante ans, cet entrepreneur chaleureux continue de faire de l’innovation technologique et managériale la boussole de l’ambition qu’il partage avec son équipe.  Frédéric, pouvez-vous nous présenter Timber Productions ? Timber Productions, c’est une PME familiale que j’ai fondée avec mon père il y a 35 ans. Nous fabriquons du matériel de pesage : des balances professionnelles utilisées dans des secteurs aussi variés que l’industrie, l’agriculture, la cosmétologie, la recherche ou la boulangerie-pâtisserie. Aujourd’hui, nous proposons plus de 2 000 références différentes. Nous sommes à la fois concepteurs, inventeurs, fabricants et distributeurs — ce qui est assez rare dans notre secteur. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’entreprendre dans ce domaine ? J’ai toujours eu une sensibilité technique et un goût prononcé pour la technologie. Mon père avait une expérience du pesage, et ensemble, nous avons senti qu’il y avait de la place pour proposer autre chose. Très vite, on a choisi une voie un peu à contre-courant : au lieu de faire du standard, nous avons décidé de répondre à des demandes très spécifiques, parfois complexes, voire impossibles à première vue. Ce sont ces projets atypiques qui, en tant que dirigeant de PME, nous motivent le plus. Vous vous positionnez sur des marchés de niche. Pourquoi ce choix ? C’est ce qui fait notre force. Nous répondons à des demandes très précises, ce que j’appelle les « moutons à cinq pattes ». Nos clients viennent souvent nous voir quand personne d’autre n’a la solution. Cela nous pousse à innover en permanence, avec ce besoin de refuser la facilité. Nous travaillons en partenariat avec des distributeurs et cataloguistes, mais développons aussi nos propres produits en interne, pour anticiper des besoins émergents. « Pour moi diriger, ce n’est pas s’isoler, c’est accompagner. » Frédéric Timbertdirigeant de Timber Productions Pouvez-vous nous donner un exemple d’innovation en pme marquante ? Oui, un projet qui a été un véritable tournant : le développement d’une balance 100 % française, conçue et fabriquée entièrement chez nous. Elle est en inox et acier, industrielle, robuste, précise… et vendue à un prix abordable : 400 euros. Ce projet, lancé autour de 2014, nous a demandé plus de 100 000 euros d’investissement. Mais au-delà du produit, il a changé notre image, notre notoriété, et notre manière de communiquer. Ce n’était pas seulement une balance, c’était une déclaration. Quel est votre style de management ? Je suis très présent, au bureau comme à l’atelier. J’ai un bureau ouvert, je circule, je parle avec tout le monde. Pour moi, diriger, ce n’est pas s’isoler, c’est accompagner. Je ne prétends pas être un grand mécène, mais j’essaie de créer un cadre de travail agréable, où l’on vient avec le sourire. Si on parle d’innovation managériale, c’est ma façon d’assumer un rôle sociétal, au niveau local. « Moi, j’ai la chance de faire ce que j’aime. Et je préfère toujours un défi inconfortable à une routine rassurante. »   Frédéric Timbertdirigeant de Timber Productions Comment s’organise votre quotidien de chef d’entreprise ? J’habite à 45 secondes de mon atelier. C’est un luxe inestimable ! Mes journées commencent tôt : sport à 6h, arrivée au bureau vers 7h30. Je travaille avec une équipe de 6 personnes, plus quelques sous-traitants. Mon rôle, ce n’est pas la vente, mais le développement de nouveaux produits, la transformation digitale, la veille technologique, la stratégie, et bien sûr, la communication. Cet article peut vous intéresser : Témoignage : Le mécénat, un vrai levier d’engagement des équipes et d’attractivité des candidats. La communication semble occuper une place importante dans votre stratégie. C’est devenu essentiel. Le pesage est un domaine technique, parfois mal compris. Alors nous utilisons tous les canaux à notre disposition : LinkedIn, podcasts, presse spécialisée, événements… La balance 100 % française a d’ailleurs été un formidable outil de communication. Elle nous a permis de nous démarquer, d’obtenir des retombées médiatiques, jusqu’à une rencontre avec le président Emmanuel Macron. Vous avez aussi participé à des événements étonnants… Oui ! Par exemple, le championnat du monde du pain au chocolat. On y a présenté nos balances utilisées par les boulangers. C’était concret, décalé et très parlant pour le grand public. On veut montrer que le pesage est partout, qu’il est utile, et qu’il peut être innovant. Avez-vous rencontré des difficultés sur votre parcours ? Bien sûr. Comme tous les entrepreneurs. Il y a la solitude des décisions, la pression, les clients qui ne paient pas… Mais j’essaie de relativiser. Ce ne sont pas les pires épreuves de la vie. La maladie, la mort d’un proche, ça remet les choses en perspective. Moi, j’ai la chance de faire ce que j’aime. Et je préfère toujours un défi inconfortable à une routine rassurante. Quels sont vos projets pour l’avenir ? Je travaille actuellement sur notre stratégie à moyen terme, entre deux et quatre ans. Je n’ai pas l’intention de vendre ni de ralentir. Tant que j’ai des idées, tant que j’ai la niaque, je continue. L’objectif, c’est de développer de nouveaux produits, d’innover, de faire entendre notre voix dans un secteur qui a besoin de différenciation. Être différent, c’est notre ADN. A propos de Timber Production Créée en 1990 près de Montereau-Fault-Yonne, Timber Productions est une entreprise familiale qui a su évoluer avec les besoins du marché. Spécialisée dans le pesage, elle s’impose aujourd’hui comme l’un des leaders français

Read More »